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Final Four Cadets 2000 : La main de dieu

*Quatrième volet de mon blog sur basketsession pendant la saison 2008-2009*

Version 2.0

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Le week-end du 3 et 4 juin 2000 se déroule le Final Four des Cadets France deuxième division. Mon équipe de Poissy (constituée en grande partie des joueurs membres de l’équipe minimes avec laquelle nous avions fini 5ème de toute la France l’année précédente en plus de deux joueurs qui jouaient en espoirs) a donc atteint le dernier carré national.

Notre demi-finale en ce samedi 3 juin (qui par la même… est le jour de mon 16ème anniversaire) nous oppose à la très bonne équipe de Mulhouse, une équipe à la défense très physique et au collectif irréprochable. Cette demi-finale s’annonce donc difficile à manoeuvrer.

D’ailleurs Mulhouse commence le match sur les chapeaux de roue, et nous n’arrivons pas à égaler leur intensité. Laminés par le collectif Mulhousien, nous rentrons aux vestiaires avec 21 points dans la musette. Le match est déjà plié…

La deuxième mi-temps ne s’avère guère plus favorable, entre notre maladresse décourageante et le tempo très lent imposé par l’adversaire. Le temps passe en notre défaveur et nous avions encore 13 points de retard à moins de 4 minutes de la fin.

Temps mort Poissy.

Mon coach Fred Gravier (avec qui j’étais très proche), critique à nouveau notre sélection de shoot plus que douteuse et notre manque d’aggressivité vers le panier (Mulhouse affichait déjà 7 fautes d’équipe après seulement quelques minutes en deuxième mi-temps, et nous arrosions comme des idiots de loin…). Cependant le temps ne joue pas en notre faveur et la seule solution pour avoir une chance de revenir à ce stade du match était…de continuer à arroser de loin!! Dans un élan de confiance (que la plupart décrirait de folie!?) je l’attrape par le bras et aussi invraisemblable que cela puisse paraître (surtout que je n’ai rien réussi du match à ce moment là et affichais un magnifique 0 pointé…) je lui dis “Fred, je vais te gagner ce match”. Il me regarde alors d’un air dépité, presque fâché que je lui tienne ce genre de propos.

Honnêtement je ne peux pas expliquer pourquoi je lui ai dit ces mots là, à ce moment précis… Le plus surprenant dans tout ça c’est que je n’ai absolument pas douté…j’étais aussi sûr de moi que de l’amour des femmes dépressives pour le chocolat.

Coup de sifflet de l’arbitre, il est temps de retourner sur le terrain.

La suite des évènements ressemble à un scenario de film hollywoodien…une sorte de remake du cultissime “Hoosiers”.

Possession de balle Mulhouse. La tactique adverse est simple: faire tourner le ballon jusqu’a la fin de l’horloge des 30 secondes. Aucun tir n’étant pris avant que 25 secondes ne s’écoulent…

Tir de Mulhouse… raté! Je prends le rebond et remonte le terrain en dribbles. Mulhouse se met alors en défense de zone. Un choix assez judicieux en soit puisqu’ils étaient dans la pénalité au niveau des fautes et qu’on n’avait pas réussi à planter un tir extérieur de la soirée.

On appelle un système, la balle est renversée deux fois et se retrouve finalement dans mes mains du côté droit du terrain, à côté du banc de Mulhouse. Un défenseur Mulhousien conteste sans conviction mon shoot qui trouve enfin la mire. Un élan de courage nous envahit et on commence à vraiment monter la pression défensive.

On se retrouve à moins 10 avec 3 minutes à jouer… De toute la deuxième mi-temps, nous ne sommes jamais arrivés à descendre en dessous de cette barre fatidique des 10 points. C’était toujours -14, -12, -15, -13, -11, -13.

Le moment était venu.

Mulhouse essaye de se mettre en place mais on ne les autorise pas à développer correctement leur attaque ; un tir part, gamelle, un des mes intérieurs récupère le rebond et on repart en attaque illico presto. Toujours la zone… Cette fois-ci, un renversement de balle suffit, je suis du côté gauche, je ne réfléchis pas, le ballon part… moins 7. Le banc revit, on commence vraiment à y croire.

On met une pression défensive étouffante sur des Mulhousiens qui, pour la première fois, commencent à douter. Ils sont obligés de forcer un shoot… qui me retombe dans les mains.

Je pousse le ballon en avant, nous voici en transition… je suis face au panier… je m’arrête en première intention à 1 mètre derrière la ligne à trois points contre toute attente… FILET. Le banc explose, le coach de Mulhouse manque de lucidité : après mon deuxième panier primé, il aurait du demander temps mort… trop tard.

Trois paniers primés plus tard, Mulhouse doit faire la remise en jeu derrière leur panier et surtout faire face à notre euphorie. On coupe toutes les lignes de passe, impossible de remettre la balle en jeu, aucune solution en vue, le ballon est lancé “ave maria” vers le milieu de terrain, interception, mon ailier récupère le ballon, je le réclame immédiatement, pas d’hésitation…

Le ballon m’arrive dans les mains, je prends un dribble… 2 dribbles, 2 mètres derrière la ligne face au panier, première intention…”Let it fly”, le ballon s’envole, le temps s’arrête et les visages se figent. Tout est en “slow motion”… TCHAFF, le ballon brûle les mailles du filet. Explosion de la salle, même les fans de Mulhouse hurlent…

1 min 30 à jouer… On se retrouve à moins 1… Mulhouse est fébrile, on recule notre pression afin de ne pas prendre de faute bête. Le mal est fait, Mulhouse n’y croit plus et balbutie son basket. On récupère à nouveau le ballon, je monte la balle et passe à l’aile à mon ailier, il ne réfléchit pas, le ballon s’envole, je grince des dents, le ballon rentre dans le cercle, j’explose de joie.

Au final, après quelques lancers-francs, la messe est dite et la victoire bouclée. Je finis le match avec 18 points, tous dans les 4 dernières minutes de la rencontre, dont 12 en 1 min 30, sur 4 paniers primés d’affilée.

Joyeux anniversaire Angelo semblait-on me dire de là-haut. La main de dieu…

Après le match, mon coach me prend dans ses bras et me regarde sans dire un mot. Pas besoin de mots, on s’est compris immédiatement.

Je dois admettre que ce fut l’un des plus beaux moments de ma jeune carrière, un moment inoubliable.

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PS: la finale du lendemain après-midi ne fut qu’une formalité, avec une victoire de 30 points.

CDF-Team

Une équipe de potes avec un vrai coach

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L’EXIL COMME PLAN D’AVENIR

Ce soir j’ai décidé de m’atteler à l’approfondissement d’un blog que j’avais précédemment écrit en direct live du bus en direction de Nantes la saison passée avec le PL. (Un déplacement qui comptait pour la 9ème journée de championnat)

Après consultation de mes “conseillers techniques” de l’époque, la suggestion d’une transition axée sur les raisons de mon exil aux Etats-Unis avait fait l’unanimité.

(Je tiens à préciser que je garde un œil attentif aux demandes diverses qui me sont faites par l’intermédiaire des commentaires laissés sur mes blogs, ou des messages que je reçois sur facebook ou par email. Je prend également à coeur de répondre aux multiples questions qui me sont posées au fur et à mesure, tout en essayant de conserver un esprit de continuité avec le blog précédent).

Pourquoi donc partir aux Etats-Unis quand bien même un premier contrat professionnel me tend les bras à l’aube de mes 18 ans?
La grande majorité des amateurs de basket saute généralement sur l’occasion pour étaler leur théorie sur le rêve américain des jeunes talents hexagonaux, ce qui cache souvent la profondeur d’un choix risqué mais cependant judicieux….si et seulement si ce jeune talent s’exile avec un vrai plan d’avenir en tête (dans mon cas, l’obtention d’un diplôme universitaire).

La France et les Etats-Unis sont fondamentalement différents, que ce soit au niveau culturel, politique ou bien entendu juridique. Je ne suis pas là pour parler de mes préférences sur ces sujets, car j’apprécie tout autant mon héritage français que ma découverte de la culture américaine. Je tiens simplement à préciser que cette différence affichée entre les deux pays se traduit également sur un plan scolaire….

“Qu’y a t-il donc aux Etats-Unis qu’on ne trouve pas en France?” doivent se demander les irréductibles gaulois….
La réponse est simple…un système scolaire qui ne condamne pas les athlètes de haut niveau à faire un choix entre leurs études ou une potentielle carrière sportive.
(Cette histoire ne concerne donc pas les jeunes qui ont décidé d’abandonner les études à leur sortie du lycée…)

cap-and-gown-for-webAllier les études de haut niveau avec le sport de haut niveau? Les sceptiques demeurent… à juste titre d’ailleurs puisqu’il n’y a pas d’équivalent en France pour ce genre de système.

Voici donc la force d’un système universitaire américain qui permet à tout athlète, peu importe sa discipline, de suivre des études avec un plan à long terme aménagé selon les secteurs d’études et les disponibilités des uns et des autres.
Un système qui m’a permis d’obtenir un “bachelor de science” (équivalent à un “Masters I” m’a t-on dit) en business international tout en jouant au plus haut niveau universitaire dans des conditions super favorables, devant des salles pleines à craquer…(Prémices d’un futur blog?)

En France les institutions scolaires sont spécialisées et ne font aucune place aux loisirs ou à des activités annexes quelconques. Ne vous méprenez pas, je ne critique pas la qualité de l’enseignement prodigué dans les établissements universitaires français. Leur prestige est d’ailleurs mondialement connu. Ils ne sont simplement pas dotés des structures adéquates qui permettraient aux étudiants de vivre une expérience plus attrayante et surtout plus diverse.

Pour tous ceux qui ont envie de me parler de l’INSEP, je répondrai que c’est un exemple à suivre en France mais que c’est justement la SEULE institution en France qui ressemble un temps soit peu à ce qui pourrait se trouver aux Etats-Unis, et que malheureusement la prise en charge des athlètes s’arrête….au Lycée.
On en revient donc au même problème qu’à 18 ans, un jeune athlète français est obligé de choisir entre sa scolarité et sa carrière sportive. Les chances sont grandes que même ceux déterminés à tenter l’aventure d’allier les deux seront très probablement vite découragés.

- Petite parenthèse:
Aux Etats-Unis, un “student-athlete” (étudiant-athlète) est utilisé comme une vitrine alors qu’en France, un athlète n’a que peu d’opportunités d’exploiter ses qualités hors du terrain. C’est d’ailleurs pour ca que l’opinion publique a trop souvent une image péjorative de ces athlètes qu’elle considère unidimensionnels (à peu d’exceptions près…)

Comment dissocier l’indissociable? Pour moi études et basket sont restés indissociables aussi longtemps que possible. Il est incontestable que ma mère m’a fortement influencé dans ce choix là. À ma sortie du lycée (en 2002), après avoir obtenu mon bac ES, à deux doigts de la mention (foutue option éco….coefficient 7!!), le moment était venu pour moi de prendre la décision la plus importante de ma vie: allais-je débuter ma carrière professionnelle ou poursuivre des études universitaires de haut niveau?

Le basket était clairement mon choix, mais je n’étais pas satisfait de l’optique qu’offrait l’abandon de mes études. Une blessure est si vite arrivée (j’en ai eu la preuve flagrante lorsque je me suis déchiré l’épaule droite avant le début de mon année sophomore à Oregon State…lors d’une séance de shooting!!!!!!) et je considère que c’est important d’avoir un plan d’avenir, ce qui inclus l’après-basket….

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- L’entretien avec Jacques Monclar:

Je ne peux pas dire que je suis parti aux Etats-Unis sans avoir hésité à rester en France. Par exemple, pour ne citer que celui-là, très peu de temps avant mon départ j’ai eu un entretien avec Jacques Monclar, qui à l’époque était encore à la tête du Paris Basket Racing. Son argument fut simple: pourquoi partir aux Etats-Unis pour jouer en High School, alors que tu peux intégrer immédiatement le monde professionnel?
L’argument était solide et prêtait à réflexion.

- La réponse aux hésitations:

Plus tôt pendant cette fameuse année charnière du Bac, ma mère et moi parlions à un des joueurs de l’équipe professionnelle de Poissy (mon club de toujours, encore en Pro B à cette époque) après un match de championnat. Au cours de la conversation, ma mère pose une question très simple et pourtant très importante à ce joueur: que feras-tu de ta vie après le basket?
En observant l’expression du visage figé du joueur, je ressentis le malaise du bonhomme qui ne trouva rien à répondre.
C’est à ce moment que je me suis promis de ne jamais me retrouver dans cette position d’incertitude et de dépendance visible au basket.

Mon départ pour les Etats-Unis était devenu inévitable…

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Maintenant je profite de cette opportunité pour apporter des éléments de réponse supplémentaires à tous les jeunes joueurs qui me sollicitent sur facebook afin d’en savoir plus sur les démarches pour partir aux États-Unis:

Je suis parti par l’intermédiaire d’un des programmes d’échange d’étudiants sur la liste officielle du consulat américain. C’est un processus qui peut prendre plus d’un an pour tout mettre en place, mais puisque j’avais déjà une famille américaine prête a m’acceuillir, j’ai pu accélérer les choses. Pour ce qui est du nom du programme, je ne m’en souviens pas du tout par contre, mais la liste est longue, ce ne sont pas les programmes qui manquent.

La première chose que je cherche à savoir quand on me sollicite au sujet des États-Unis, c’est le motif d’un potentiel départ. La plupart des jeunes se laissent berner par le rêve américain en ne se concentrant que sur l’aspect sportif de l’expérience. Je doute que la majorité de ces jeunes ont vraiment conscience des obligations scolaires qui les attendent s’ils arrivent à partir. Ce n’est pas forcément que le niveau scolaire est plus élevé à l’etranger, loin de là. C’est surtout qu’en France l’école et les clubs sportifs sont deux entités complétement séparées (sauf UNSS…) et que les résultats scolaires obtenus par un jeune écolier n’ont aucunes conséquences sur sa pratique du sport en compétition (En d’autres termes, à moins d’etre puni par ses parents, un jeune joueur ne serait pas privé de compétition le weekend à cause de ses mauvais résultats scolaires…).

Ce qui n’est pas le cas aux États-Unis les diverses équipes sportives sont engagées en compétition par l’intermédiaire des institutions scolaires… qui imposent à tous ses “student-athletes” de conserver des notes au dessus de la moyenne tout au long de l’année, au risque de se voir suspendre de compétition.

En ajoutant à cela la barrière de la langue..

Il est ainsi primordial qu’un jeune ait conscience des différences multiples qui existent entre le sytème français et le système américain, et donc de l’importance qu’accordent les américains à la réussite scolaire alliée au sport.

Ceci pourrait lui permettre de vivre une experience aboutie et de ne pas se retrouver à revenir en France aussi vite qu’il en est parti…

Merci à tous d’avoir pris le temps de lire mon blog.
God bless

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Qui suis-je? Et pourquoi écrire un blog?

tsagarakis-quai54

Je profite de mon retour sur Basketsession pour me présenter aux nouveaux lecteurs qui ne me connaissent pas encore, et par là même faire un petit clin d’oeil à mes anciens lecteurs.

Premier sujet d’écriture donc ou plutôt première question… Pourquoi écrire un blog?
La réponse est généralement souillée d’une certaine coquetterie, car je pense qu’il est toujours plus simple de prendre la pose une fois que l’on est plus ou moins reconnu. De mon coté, je n’ai pas la prétention d’être reconnu (du moins pas encore sur le territoire français), car en soit ce n’est pas a moi d’établir ce fait.

Je pense que cette idée de blog m’est venue à l’esprit après les multiples requêtes que j’ai reçues depuis mon retour en France. Le discours qui m’a été tenu est simple: “tu as une histoire atypique qui mérite d’être partagée”. J’en profite d’ailleurs pour remercier Basketsession (spécialement Syra Sylla et Florent Bodin) pour cette opportunité de participer à la vie du site.

Au début je dois admettre que je n’étais pas spécialement motivé pour m’investir dans l’écriture d’un blog: je ne fais jamais les choses à moitié, et l’écriture d’un blog n’est pas à prendre à la légère. Apres mure réflexion, j’ai décidé d’utiliser mon manque certain de timidité et mon aisance à communiquer pour vous proposer je l’espère un blog unique et innovant. Il s’avère que j’ai renoncé à me limiter dans mes sujets de discussion, donc ne soyez pas surpris si à tout moment je commence à discuter d’un sujet totalement inattendu, bien que le basket restera quoiqu’il arrive mon sujet principal.

Il est maintenant l’heure de procéder à une présentation plus traditionnelle du personnage qui se livre à vous en ce moment même. Qui suis-je donc?
Né Angelo C. Tsagarakis à Mantes la Jolie (78) le 3 Juin 1984…….hmm….trop traditionnel peut-être. Disons simplement que je suis un basketteur pro français (sans oublier mon héritage grec), qui est encore inconnu du grand public après s’être expatrié pendant 6 ans aux Etats-Unis.
Mon parcours est particulièrement atypique: après l’obtention de mon Bac ES en 2002, j’ai décidé de quitter la France et mon club de toujours, Poissy, afin de poursuivre le rêve américain alors même que j’avais 2 offres concrètes en pro A (à Nancy tout d’abord sous la tutelle de Sylvain Lautié et à Paris sous les ordres de Jacques Monclar). Je suis donc parti intégré une high school au nord de San Francisco sous le nom de Casa Grande. Pendant une année fructueuse en succès individuels et collectifs, j’ai eu l’honneur d’être courtisé par une belle palette de facs américaines de renom. Malheureusement, il fallait bien trancher à un moment ou un autre et il fut difficile de choisir entre les Universités de Washington, Utah, Cal Berkeley, Colorado State, Gonzaga et Oregon State pour ne citer que les plus connues. Mon choix final s’avérait être Oregon State University, et le prestige de jouer au sein de la fameuse conférence Pacific 10, la conférence la plus relevée en NCAA (du moins depuis 2004). Quatre ans plus tard, après avoir enchainé une saison freshman mémorable, une blessure grave l’année suivante à l’épaule et les autres 2 années à me morfondre sur le banc, je décide de reprendre mon destin en main et de transférer dans une bonne fac de division 2, à Cal Poly Pomona au sud de Los Angeles. Il m’était nécessaire de retrouver le plaisir de jouer et de redevenir moi même sur un terrain de basket.
Après une saison universitaire “senior” (dernière année pour les incultes…lol) plus à l’image de mes capacités et de mes attentes, il était finalement temps pour moi de retraverser l’atlantique pour pouvoir concrétiser une belle opportunité de faire le métier qui me correspond si bien, celui de basketteur professionnel.

Parallèlement au basket, je n’ai bien entendu pas chômé au niveau scolaire (ce qui était le but primaire de ma démarche) et je reviens d’Oregon State sur ma terre natale, diplômé, avec un bachelor de science en business international.
Je suis donc revenu en France en avril 2008 sans attente immédiate de contrat professionnel. Il était question au début de me réintégrer progressivement en Europe tout en prenant contact avec le monde professionnel français. C’est donc dans cette optique que je suis parti m’entrainer avec Bourg en Bresse qui était encore à cette période en position favorable pour remonter en pro A.
Les quelques sessions d’entrainement avec l’équipe ont suffit à séduire le coach Jean-Michel Sénégal qui m’a proposé de poursuivre l’expérience en tant que pigiste médical afin de remplacer Raphael Desroses (meilleur marqueur de l’équipe) jusqu’a la fin de saison et donc d’intégrer officiellement l’équipe pour des playoffs de pro B à gros enjeux. Le pari était risqué mais en valait la chandelle: il n’y avait rien de mieux pour marquer les esprits que de revenir en France et immédiatement faire bonne figure au sein d’une équipe compétitive, bien en place depuis le début d’année.
Le pari fut réussit puisque je conclus les playoffs à 10 points de moyenne en moins de 20 minutes de temps de jeu. Dans la foulée d’un début prometteur dans le monde professionnel, j’ai signé en faveur du Paris-Levallois pour un an. Le nouveau challenge était de confirmer les bonnes dispositions montrées pendant les playoffs 2008 et d’aider le “PL” à remonter vers l’élite nationale (Une élite que le club avait quitté après seulement 1 an en Pro A). Un challenge à la hauteur de mes ambitions.

Cette saison passée au Paris-Levallois m’a apporté autant de réussite collective que de frustration individuelle, avec en point d’orgue un bilan de 28 victoires pour seulement 6 défaites et une remontée en Pro A acquise avec maitrise et conviction. Je pense d’ailleurs que cette saison mémorable et riche en émotions mérite que je lui consacre un peu de temps…chose que je ferai probablement plus tard.

Cette saison je me suis engagé avec le petit poucet du basket professionnel français, le Saint Vallier Basket Drome, avec la ferme intention de mettre derrière moi une saison mitigée, et d’aider Saint Vallier a non seulement assurer son maintien en Pro B le plus rapidement possible mais également à viser plus haut si affinité. Affaire à suivre en perspective…

Merci à tous d’avoir pris le temps de lire mon introduction pour ce blog. J’espère qu’elle vous aidera à cerner un peu mieux mon personnage. En tout cas, je serai très bientôt de retour.

En attendant, portez vous bien

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