Pour quand une ligue de “Slamball” en France?

Les États-Unis…un pays offrant de nouvelles perspectives sur les limites du réalisable…un pays où virtuellement tous les excès sont permis et tous les excès sont tentés…(à bon escient?). On peut aimer ou ne pas aimer, mais il faut admettre que comme pays précurseur, rares sont ceux qui peuvent rivaliser. Une des nombreuses découvertes que j’ai pu faire au cours de ma première année d’éxil en 2002, est le Slamball.

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Le Slamball…un nom ressemblant un petit peu trop à “slime ball” (boule de pituite…) pour que j’y prête attention au début. Le fils de ma famille d’acceuil ne cessait de me parler de ce nouveau sport, et je ne comprenais vraiment pas pourquoi…jusqu’à ce que je le découvre finalement lors d’une retransmission télévisée…Je vous emmène sans plus attendre à la découverte de ce sport inovateur et sacrément divertissant!!

Le Slamball est la création de Mason Gordon, un homme qui a voulu créer une sorte de jeu vidéo à échelle réelle. Sur le développement du concept, il s’est entretenu avec Mike Tollin, le producteur cinématographique de “Smallville”, “Wild Hogs” et “Coach Carter”. Après y avoir songer un moment, Tollin accepta d’aider Gordon. Le plus difficile a été le développement du jeu en lui-même. Il y eut beaucoup de différentes idées et concepts couvrant tout, de la construction du terrain, aux stratégies d’équipe. Six mois après leur première réunion, un terrain a été construit dans un hangar isolé à l’est de Los Angeles.

Gordon a ensuite essayé de persuader des joueurs avertis de basket de rue d’évaluer sa nouvelle idée; sa mission était de trouver des joueurs adroits, forts physiquement, qui pourraient rivaliser confortablement en se lançant sur des trampolines et se percutant dans les airs.

Le Slamball, c’est le basketball que l’on connait tous, mixé avec du foot américain, du hochey et de la gymnatisque…oh et j’allais oublier…le tout joué en grande partie sur des trampolines!! Les points sont marqués comme au basket…en mettant la balle dans le cercle, cependant il y a toute une palette de règles modifiées afin de véritablement allier toutes ces disciplines. La différence la plus flagrante de ce sport se trouve dans la configuration du terrain; les cercles sont rembourrés pour la sécurité des joueurs (le corps se retrouvant souvent au moins un mètre au dessus de l’arceau…) et un jeu de 4 trampolines se trouve de chaque coté du terrain afin de propulser les joueurs à des hauteurs hallucinantes.

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Les règles du jeu permettent un contact physique total lors des mutilples duels et oppositions (il y a tout de même une interdiction complète de pousser dans le dos ou d’intervenir lorsqu’un joueur s’apprête à sauter sur un trampoline).

Les prémices de la ligue professionnelle de SlamBall ont été diffusés à la télé pendant deux saisons en 2002 et 2003. Suite à des désaccords conceptuels quant aux futures retransmissions du Slamball avec les chaines télés (qui désiraient en faire une sorte de show à la WWF), il aura fallu attendre 2007 pour revoir le Slamball avec le Défi POWERade diffusé sur CSTV. Le SlamBall est ensuite revenu en août 2008 sur Versus et CBS. La saison 2008 de SlamBall s’est même payée le luxe d’être diffusée à un moment sur une chaîne de bandes dessinées le weekend. En 2009, le Slamball a trouvé son chemin sur la chaîne One HD en Australie…

(Ce sport a déjà connu une exposition télévisuelle importante avec des images dans des séries comme “One Tree Hill” où le Slamball figurait dans cinq episodes et aussi “King of Queens”).

Le Slamball est inconnu en France car inéxistant…Pourquoi? Simplement parce qu’il faut mettre en place des structures particulières pour pouvoir le pratiquer et honnêtement, qui en France serait assez entreprenant pour investir dans une telle pratique?? Et c’est bien dommage!! Le Slamball est en train de s’exporter en Chine où je suis sûr il trouvera un essort intéressant au sein d’une société friante de divertissement atypique. Aux États-Unis, ce sport poursuit une croissance “organique” à travers le pays, et ce n’est pas surprenant…

Vous pensez bien que je n’allais pas vous laisser sans quelques images pour illustrer mes propos!

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Voici également le lien du site official pour ceux désireux d’en savoir encore plus: www.slamball.net

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McDonald high school All-Americans (2003)

C’est très intriguant de parfois faire un petit retour en arrière…, de faire en quelque sorte le bilan des moments forts de sa vie. À travers l’écriture de mon blog, je tâche de retracer les faits marquants ou exclusifs de mes six années d’exil aux États-Unis.

On me demande souvent quels joueurs NBA j’ai rencontré, ou eu l’honneur d’affronter sur les multiples terrains que j’ai arpenté en high school ou à l’université. Je n’y avais jamais vraiment prêté plus d’attention que cela….mais en y repensant la liste s’avère longue et n’est pas des plus ridicules: Nate Robinson, Brandon Roy, Andre Igudola, Trevor Ariza, Leon Powe, Channing Frye, Luc Richard Mbah A Moute, Salim Stoudemire, Ike Diogu, Josh Childress, Jordan Hill, les tours de contrôle Lopez, James Harden, Aaron Brooks, Jordan Farmar, Aaron Afflalo, Chase Budinger…pour n’en citer que les plus notoires.

En approfondissant un petit peu ma réflexion, je me suis posé la question des joueurs high school appartenant à ma génération (qui étaient “seniors” la même année que moi). Chaque année un comité de spécialistes du scouting et autres personalités des médias selectionnent 48 all-stars ou “All-Americans” (24 garçons, 24 filles) faisant partie du gratin des 2,500 meilleurs séniors à travers le pays (une liste sur laquelle j’avais l’honneur de voir mon nom figurer en 2003).

05mcdonalds_200Ces 48 all-stars participent ensuite au prestigieux “McDonald’s All-American Game”, LE All-Star Game de fin de saison qui regroupe la crême de la crême des meilleurs lycéens des États-Unis. En 2003, lors du 26ème anniversaire de l’évènement, les plus gros talents du pays etaient donc réunis à Cleveland. Il est inutile de mentionner la liste des “hall of famers” estampillés “All-American”…

Voici la composition des deux équipes de ce fameux McDonald’s All-American 2003: on y retrouve quand même du très lourd!

West team

Aaron Brooks, Seattle

Brandon Cotton, Detroit

Shannon Brown, Maywood, IL

Olu Famutimi, Flint, MI

J.R. Giddens, Oklahoma City, OK

Vakeaton Wafer, Cleveland, TX

Leon Powe, Oakland, CA

Kris Humphries, Minnetonka, MN

Ndudi Ebi, Houston

Brian Butch, Appleton, WI

David Padgett, Reno, NV

Kendrick Perkins, Beaumont, TX.

East team

Andrew Lavender, Columbus, OH

Chris Paul, Clemmons, NC

Mustafa Shakur, Philadelphia

Michael Jones, Braintree, MA

Brandon Bass, Baton Rouge, LA

LeBron James, Akron, OH

Luol Deng, Blairstown, NJ

Ivan Harris, Mouth of Wilson, VA

Travis Outlaw, Starkville, MS

Charlie Villanueva, Blairstown, NJ

Jackie Butler, McComb, MS

James Lang, Birmingham, AL.

Pour l’anecdote, Lebron James avait simplement…fait du Lebron avec 27 points, 7 rebounds and 7 assists, avec au final une victoire de l’équipe East, coachée par Ron Hecklinski de Anderson High School (Anderson, IN) 122-107 contre l’équipe West, coachée par Gary Ernst de Mountain View High School (Mesa, AZ). James MVP receva le trophée du legendaire John Wooden.

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Une guerre civile en Oregon

*Sixième et dernier volet de mon blog sur basketsession pendant la saison 2008-2009*

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Civil war

Avez-vous déjà vu les “Blue Devils” de Duke University jouer à la télé? Vous pouvez voir au bord du terrain leur section étudiante qu’on appelle les “Cameron Crazies”, toute vêtue de Bleu, debout pendant tout le match et hurlant à chaque instant pendant la grande majorité de la rencontre. C’est à peu près la même ambiance que propose toutes les grosses facs universitaires dignes de leur réputation: La section étudiante s’habille et se peint aux couleurs de son école et s’engage à gesticuler pendant deux mi-temps quitte à y perdre la raison… Bon j’exagère peut-être un peu mais l’idée n’est pas loin!!! S’il y a bien un souvenir que je garde de ma carrière à Oregon State, c’est que l’université d’Oregon (au même titre que la mienne) ne dérogeait pas à cette règle, tout particulièrement pendant la Civil War (« guerre civile » littéralement mais « derby » dans l’idée) avec Oregon State. Toutes les salles de la Pac-10 sont plus ou moins chaudes mais offrent toutes la perspective d’un grand show à venir. Il s’avère qu’Oregon ait la plus petite enceinte de la Pac-10 avec… un tout petit peu moins de 10 000 places assises (officiellement aux alentours de 9 980 alors qu’Oregon State, avant dernier en terme de capacité en a 10 400), ce qui ne l’empêchait pas d’être probablement la salle la plus intimidante et bruyante de la conférence (il y aura toujours débat pour déterminer qui d’Oregon ou d’Oregon State a la salle la plus chaude. Les ducks ont l’avantage ces quelques dernières années mais à la grande époque des Beavers, il n’y avait pas photo).

Voici un peu à quoi ressemble l’ambiance vu de l’intérieur: mettons nous en situation… Nous sommes donc à Oregon, au “Pit”, l’antre des Ducks (les canards en français). Le début du match n’est plus très loin. Les deux équipes sont retournées vers leur banc respectif, l’ambiance électrique de la salle est palpable.
Tout à coup les trompettes retentissent, tout l’orchestre (“The band”) commence à jouer l’hymne de l’école et les 10 000 personnes de la salle se lèvent et chantent au diapason. Les applaudissements qui s’en suivent sont lourds et intenses. On ressent une certaine anticipation dans le public, des murmures se propagent. Je regarde les tribunes, en particulier celle des étudiants. Tous ont les visages peints, portant le même tee-shirt jaune fluo qui avait la particularité de leur donner un look franchement déplorable (une fois un beaver…toujours un beaver!!). Mon analyse me dit par la suite que cela devait forcément être pour déstabiliser l’adversaire, les hurlements incessants provenant de… mes yeux (oui, oui, mes yeux ont hurlé de douleur!) m’en ont convaincu… lol

C’est à ce moment que Le Duck, mascotte légendaire de l’université d’Oregon se retrouve au milieu du terrain avec une poubelle verte, au couvercle… jaune bien entendu (vous aurez donc compris que le vert et le jaune sont les couleurs officielles d’Oregon). Je suis intrigué… il fait signe au public de faire silence. La salle se tait. Il ouvre un tout petit peu la poubelle, et en regarde discrètement le contenu, alors que des cris timides se propagent dans la salle. Il répète le mouvement mais avec un peu plus d’ampleur. Le bruit dans la salle s’intensifie. A chaque fois qu’il fermait la poubelle, le bruit s’arrêtait net. Il était facile à comprendre que la poubelle n’était autre qu’une grande boite à bruit virtuelle. Le Duck se prend au jeu, fait semblant d’ouvrir la poubelle et feinte le public prêt à exploser. Au moment opportun il tombe volontairement par terre tout en ouvrant en grand la poubelle ce qui permet au public de s’adonner à une séance d’intimidation collective gratuite, avec des hurlements quasi insoutenables pour l’oreille. Pendant le match, il n’était pas rare que l’arbitre ait du interrompre la partie car les étudiants qui sautaient sur place comme des fous furieux faisaient trembler le panier pendant les lancer-francs… Cette culture de haine mutuelle entre les deux universités, propose tout un plateau de rituels moqueurs auxquels les supporters s’adonnent avec joie. Chaque université aux Etats-Unis ayant son hymne particulier et des chants de soutien divers, les supporters rivaux ne se privent pas de les utiliser comme outils de caricature. Explication avec un exemple concret.

OSU Fans

Au Gill Coliseum, des Beavers (ou castors en français) et donc des supporters d’Oregon State University plus connue là-bas sous l’acronyme O.S.U, il y a un chant repris en cœur par le public qui se coupe en 3 groupes: la tribune nord, derrière notre banc se lève, forme un “O” avec les bras et crient cette lettre en cœur, c’est au tour des tribunes east et west situées derrière les paniers de crier “S” pour que la tribune sud finisse avec un énorme “U” (prononcé “you” en anglais) qu’ils forment eux aussi avec leur bras. Quand plus de 10 000 personnes se lèvent et s’adonnent à cet échange coordonné, il est impossible de ne pas avoir la chair de poule.
C’est de ce chant si particulier que les supporters d’Oregon ont choisi de se moquer. Nous revoici donc au “Pit”, l’antre des Ducks. Après la présentation des équipes où nous avons été copieusement sifflés, le chant des beavers d’OSU surgit de la tribune des étudiants…. mais avec une touche très particulière….. “OOOOOO”, “SSSSSS”, “YOOOOOOUUUUUU” “SUUUUUCK”, ce qui donne “Oregon State You Suck”, je vous laisse libre de traduire la phrase… Je me souviens aussi de la comédie permanente à laquelle se prêtaient les mascottes officielles des deux écoles: une fois à Oregon State, Benny, le beaver a plaqué au sol le canard par surprise et lui a ligoté les pieds, un peu comme l’aurait fait un cowboy lors d’un rodéo. “Classic Entertainment”!
Je donne un exemple assez gentil des échanges qui se passent entre ces fanatiques “oregoniens”, car il m’est souvent arrive d’entendre la section étudiante à Oregon State crier un gentil “Fuck the Ducks” pendant les matchs de foot américain opposant les deux équipes. Je ne vous cache pas quelle fut ma surprise mon année freshman (en première année) quand, à notre arrivée un peu plus d’une heure avant le match contre Oregon, plus de 500 supporters jaunes et verts nous attendaient à la sortie du bus pour “gentiment” nous accueillir… Je comprends mieux pourquoi la première chose que les supporters locaux te demandent à ton arrivée sur le campus quand tu es Freshman, c’est de mettre la pâtée à Oregon. J’ai par la suite découvert que la rivalité sportive entre Oregon et Oregon State faisait partie des plus anciennes de l’histoire sur le continent américain: en effet, cette rivalité remonte au début des années 1890 (!!!!), suite à la création d’Oregon State en 1893. Mon grand-père n’était pas encore né…

Ecrire ce blog me procure une sensation particulière… Je m’efforce de me replonger dans une période de ma vie pendant laquelle j’ai vraiment vécu des moments intenses. Au fur et à mesure de ma réflexion, des flashbacks des grands moments passés à Oregon State me reviennent.

Oregon State est une école pleine d’histoire et de tradition: Les étudiants qui campent une semaine à l’avance devant les guichets de vente des billets. Steve Johnson à l’époque où OSU était numéro 1 dans tous les Etats-Unis, Ralph Miller le coach légendaire. D’ailleurs le terrain du Gill Coliseum à Oregon State s’appelle depuis plus d’une décennie le Ralph Miller Court, sans oublier l’époque de Gary Payton…

GO BEAVERS!


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Une petite photo cadeau pour bien illustrer l’atmosphère qui règne au coeur de Corvallis (“home of the beavers”) quand l’heure de la guerre civile a sonné…cultissime!!

Beaver Pissin

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NCAA : mode d’emploi

*Cinquième volet de mon blog sur basketsession pendant la saison 2008-2009*

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NCAA-logo

Me voici donc à l’entame du cinquième volet d’un blog qui décidément ne cesse de me replonger dans les moments forts de ma carrière. Six ans passés sur la côte Ouest à arpenter les terrains du nord de San Francisco et d’Oakland, de la Pac-10 à Oregon State et de toute la Californie à Cal Poly Pomona, ont forcément laissé une trace indélébile dans mon esprit.

Le mois de Mars approche inéluctablement (Nldr: j’avais écrit le blog en février dernier…).et il m’est impossible de ne pas plonger dans une certaine mélancolie: “it’s March Madness time babyyyy” dirait un certain Dick Vitale, commentateur d’ESPN et accessoirement… LA voix de la NCAA. On n’en fera jamais deux comme Dicky V. (prononce Dicky Vi forcément…): ce bonhomme s’est tout de même fait opérer des cordes vocales tellement il braillait derrière le micro…”true story”.

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Le championnat universitaire américain est des plus fascinants et rencontre une popularité incomparable aux Etats-Unis, un pays pourtant riche en grands événements sportifs. Entre le “Super Bowl” de leur football professionnel, les “World Series” du baseball, ou encore les “NBA Finals”, c’est pourtant le Final 4 NCAA qui provoque une véritable frénésie populaire.

Au début du mois, je me suis procuré le dernier BAM (Basket News America, édition février 2009) et une section du magazine était consacrée à la NCAA, avec un mode d’emploi instructif pour les amateurs débutants de ce championnat hyper-médiatisé aux Etats-Unis. On y retrouve des infos intéressantes, comme le fait qu’en NCAA, il y a 31 conférences et 347 universités dont 15 qui sont indépendantes (c’est à dire non affiliées à une conférence et qui par conséquent ne peuvent pas participer au tournoi final NCAA).

Suite à la lecture de ce petit dossier (sujet de ma réflexion mélancolique…), je me suis rendu compte que je pouvais apporter quelques éléments nouveaux à ce mode d’emploi de la NCAA, et surtout des précisions que je considère critique pour une véritable compréhension de l’événement.

Mais qu’est donc cette “March Madness” dont on parle chaque année et dont la grande majorité des français ne comprend toujours pas le fonctionnement exact? (A juste titre d’ailleurs puisque la NCAA n’est pas un championnat grandement médiatisé en France).

C’est le surnom donné au tournoi final universitaire américain et qui regroupe 65 des tops universités du pays. Les 31 champions de conférence y sont automatiquement qualifiés, les 34 autres participants étant désignés par le comité de sélection de la NCAA. Soit.

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Mais comment est ce que ces 34 autres participants sont ils sélectionnés exactement? Puisqu’en NCAA il y a une véritable disparité dans le niveau de jeu propose par les différentes conférences. Il y a en fait trois critères majeurs qui sont pris en compte au moment de distribuer les derniers tickets pour la “Big Dance” (autre terme commun pour la March Madness la bas):

- Le RPI (“Rating Percentage Index”) qui est une formule mathématique qui évalue les équipes en fonction de leur bilan et de la difficulté de leur calendrier.
- La difficulté du calendrier (“Strength of Schedule”) est un critère à part entière même si déjà utilisé dans le système de calcul du RPI.
- Le niveau de difficulté de la conférence rentre également en compte. Le plus haut le niveau de jeu cette année là, la plus grande chance d’être sélectionné “at large” par le comité de sélection.

C’est pour cela que les conférences les plus fortes comme la Pac-10 de UCLA (3 Final Four d’affilée) ou la ACC de Duke et North Carolina qui comme toutes les autres conférences, n’ont droit qu’à une seule place garantie, envoient tout de même entre 4 et 6 de leur représentants chaque année au tournoi final.

Cependant il n’est jamais facile de distribuer les derniers tickets restants pour la March Madness quand très souvent une bonne dizaine d’équipes présentent un bilan tout à fait comparable avec leurs multiples “Key losses” (défaites clés) et “Key wins” (victoires clés). Ces équipes-là sont appelées “Bubble Teams”, des équipes qui n’ont encore aucune garantie de faire partie du “Big Show” (oui oui, encore un autre nom) et qui doivent s’en remettre au jugement final d’un comité de sélection qui débat ardemment sur le mérite des derniers candidats. C’est en autre ce qu’on appelle la “Bracketology”.

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Mais la “post season” universitaire ne se résume pas au tournoi final de la March Madness; il y a également un deuxième tournoi un peu moins médiatisé qui s’appelle le N.I.T (“National Invitational Tournament”). C’est un tournoi permettant aux équipes méritantes, qui ont réussi une belle saison (en particulier les “bubble teams” qui finalement ne participeront pas à la March Madness) de pouvoir pérenniser leur année avec un tournoi final de bonne facture.

J’ai eu l’honneur de faire partie de l’équipe d’Oregon State qui a participé au N.I.T en 2005 après 15 ans d’absence de l’université en “post season” suite au départ de Gary Payton pour la NBA en 1990.

Petite anecdote:
Rodney Elliott, mon ami et coéquipier au Paris Levallois (un ancien cador de Maryland à l’époque de Joe Smith) m’a raconté que de là où il venait, les mauvaises langues s’amusaient toujours à dire que le N.I.T équivalait à “Not In the Tournament”….daaaamn, merci Rod, very nice…lool

Je profite également de ce blog pour parler des particularités très intéressantes (toutefois méconnues par le grand public international) que propose le basket universitaire américain. Rentrons donc dans le vif du sujet…

Tout athlète universitaire possède 4 ans d’éligibilité sportive (“eligibility” est le terme utilisé en anglais) à partir de son intégration officielle à la fac. Il se peut qu’il reste à l’université plus longtemps, soit pour achever son cursus scolaire soit pour approfondir ses études (dans l’optique d’obtenir un master par exemple). Quoiqu’il arrive, il n’a droit qu’à 4 ans de compétition officielle en affiliation avec la NCAA.

Cependant, une carrière universitaire ne se résume pas forcement à la simplicité de quatre années de compétition. Savez-vous ce qu’est un “Redshirt”?

Un joueur en première année universitaire peut choisir de commencer sa carrière avec le statut de “Redshirt”, ce qui veut dire que le joueur (qui reste un membre à part entière de l’équipe) ne prendra pas part à la compétition durant cette saison sans pour autant perdre une année de son “eligibilite” sportive. L’objectif principal de cette entreprise est pour le joueur d’utiliser au mieux cette première année d’apprentissage afin de s’intégrer au sein du collectif et surtout de se renforcer musculairement.

Il s’avère que la grande majorité des “freshmen” universitaires ne possède pas une grosse densité physique, ce qui en soit est tout à fait normal vu leur jeune âge (Stephen Curry l’année dernière). Une année reshirt leur offre une magnifique opportunité de maximiser leur expérience de joueur tout en prenant de l’avance au niveau scolaire. Une véritable aubaine.

De plus, une année redshirt s’impose parfois quand un jeune “freshman” arrive dans une équipe blindée à son poste avec des joueurs “seniors” (de dernière année), ce qui lui permet de ne pas perdre une année car assis sur le banc à ne pas jouer.

Au cours de sa carrière un joueur peut également obtenir un statut de “redshirt medical” s’il souffre d’une grave blessure qui le priverait au minimum des deux tiers d’une saison.

Une année en tant que “redshirt médical” permet à un joueur d’éviter le gâchis d’une saison blanche pour cause de blessure. C’est précisément ce qu’il m’est arrive en septembre 2004 quand je me suis déboité l’épaule droite à la reprise des entrainements et par la même déchiré le labrum. Suite à la réparation chirurgicale nécessaire sur mon épaule, j’ai donc opté pour le “medical redshirt”.
Je suis revenu plus fort la saison suivante mais malheureusement mon coach avait déjà changé son fusil d’épaule…Mais ca c’est une autre histoire.

Quitte à parler de la NCAA et de ses particularités, il m’est impossible d’épargner le sujet suivant: qu’est ce qu’un “walk-on”?

Un “walk-on” est un joueur universitaire qui n’a pas reçu de bourse pour jouer au basket à sa sortie du lycée. Cela ne remet pas forcément en cause son niveau de jeu, c’est simplement qu’il est passé à travers les mailles du système de recrutement pour des raisons diverses.mike and jeff.widec

Aux Etats-Unis c’est un véritable prestige de jouer pour une équipe universitaire, et encore plus d’obtenir une bourse d’étude. Nombreux sont les candidats qui postulent à une telle reconnaissance. Un “walk-on” se bat donc pour obtenir une place dans un effectif universitaire, quel qu’il soit (un peu le même principe que les essais en France). S’il arrive à gagner sa place, il se bat ensuite pour convaincre le coach de lui attribuer une bourse car les études coutent très (trop…) cher, mais surtout parce que c’est la récompense absolue pour son travail. C’est exactement ce qui s’est passe avec le fils de Michael Jordan (Jeffrey), qui était un “walk-on” l’année dernière dans la prestigieuse université d’Illinois (numéro 1 du pays une année quand j’étais à Oregon State) ; le coach lui a attribué cette saison une bourse d’étude complète (quand bien même nous convenons que quiconque appartenant à la famille Jordan n’a pas de problèmes financiers aujourd’hui…) afin de récompenser son année freshman pendant laquelle il a beaucoup apporté à l’équipe, surtout dans un rôle de stoppeur défensif.

Je voulais finalement préciser un petit peu ce que sont les “Junior Colleges”. J’ai vu trop de jeunes français, aveuglés par le rêve américain, se laisser engrainer vers l’exile dans un Juco.

Ces sont des institutions universitaires qui offrent des cursus scolaires de deux ans, mais contrairement aux IUT en France, n’offrent pas de débouchés concrets. Ils permettent simplement d’intégrer une institution universitaire NCAA afin d’achever les deux premières années d’études. Les joueurs qui intègrent les “Junior Colleges” ont généralement des lacunes scolaires et ont besoin d’une mise à niveau afin de pouvoir intégrer par la suite une équipe NCAA.

Ces écoles disputent leur propre compétition, régie par la NJCAA. Des grosses pointures y ont tout de même fait leurs marques comme Shawn Marion ou Stephen Jackson mais surtout Larry “Grandma” Johnson.

Merci beaucoup d’avoir pris le temps de lire mon blog, qui était particulièrement long cette fois-ci. J’espère qu’il vous aura apporté des éléments de réponse concrets au sujet de la NCAA et de ses particularités.

A bientôt!!

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Final Four Cadets 2000 : La main de dieu

*Quatrième volet de mon blog sur basketsession pendant la saison 2008-2009*

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Le week-end du 3 et 4 juin 2000 se déroule le Final Four des Cadets France deuxième division. Mon équipe de Poissy (constituée en grande partie des joueurs membres de l’équipe minimes avec laquelle nous avions fini 5ème de toute la France l’année précédente en plus de deux joueurs qui jouaient en espoirs) a donc atteint le dernier carré national.

Notre demi-finale en ce samedi 3 juin (qui par la même… est le jour de mon 16ème anniversaire) nous oppose à la très bonne équipe de Mulhouse, une équipe à la défense très physique et au collectif irréprochable. Cette demi-finale s’annonce donc difficile à manoeuvrer.

D’ailleurs Mulhouse commence le match sur les chapeaux de roue, et nous n’arrivons pas à égaler leur intensité. Laminés par le collectif Mulhousien, nous rentrons aux vestiaires avec 21 points dans la musette. Le match est déjà plié…

La deuxième mi-temps ne s’avère guère plus favorable, entre notre maladresse décourageante et le tempo très lent imposé par l’adversaire. Le temps passe en notre défaveur et nous avions encore 13 points de retard à moins de 4 minutes de la fin.

Temps mort Poissy.

Mon coach Fred Gravier (avec qui j’étais très proche), critique à nouveau notre sélection de shoot plus que douteuse et notre manque d’aggressivité vers le panier (Mulhouse affichait déjà 7 fautes d’équipe après seulement quelques minutes en deuxième mi-temps, et nous arrosions comme des idiots de loin…). Cependant le temps ne joue pas en notre faveur et la seule solution pour avoir une chance de revenir à ce stade du match était…de continuer à arroser de loin!! Dans un élan de confiance (que la plupart décrirait de folie!?) je l’attrape par le bras et aussi invraisemblable que cela puisse paraître (surtout que je n’ai rien réussi du match à ce moment là et affichais un magnifique 0 pointé…) je lui dis “Fred, je vais te gagner ce match”. Il me regarde alors d’un air dépité, presque fâché que je lui tienne ce genre de propos.

Honnêtement je ne peux pas expliquer pourquoi je lui ai dit ces mots là, à ce moment précis… Le plus surprenant dans tout ça c’est que je n’ai absolument pas douté…j’étais aussi sûr de moi que de l’amour des femmes dépressives pour le chocolat.

Coup de sifflet de l’arbitre, il est temps de retourner sur le terrain.

La suite des évènements ressemble à un scenario de film hollywoodien…une sorte de remake du cultissime “Hoosiers”.

Possession de balle Mulhouse. La tactique adverse est simple: faire tourner le ballon jusqu’a la fin de l’horloge des 30 secondes. Aucun tir n’étant pris avant que 25 secondes ne s’écoulent…

Tir de Mulhouse… raté! Je prends le rebond et remonte le terrain en dribbles. Mulhouse se met alors en défense de zone. Un choix assez judicieux en soit puisqu’ils étaient dans la pénalité au niveau des fautes et qu’on n’avait pas réussi à planter un tir extérieur de la soirée.

On appelle un système, la balle est renversée deux fois et se retrouve finalement dans mes mains du côté droit du terrain, à côté du banc de Mulhouse. Un défenseur Mulhousien conteste sans conviction mon shoot qui trouve enfin la mire. Un élan de courage nous envahit et on commence à vraiment monter la pression défensive.

On se retrouve à moins 10 avec 3 minutes à jouer… De toute la deuxième mi-temps, nous ne sommes jamais arrivés à descendre en dessous de cette barre fatidique des 10 points. C’était toujours -14, -12, -15, -13, -11, -13.

Le moment était venu.

Mulhouse essaye de se mettre en place mais on ne les autorise pas à développer correctement leur attaque ; un tir part, gamelle, un des mes intérieurs récupère le rebond et on repart en attaque illico presto. Toujours la zone… Cette fois-ci, un renversement de balle suffit, je suis du côté gauche, je ne réfléchis pas, le ballon part… moins 7. Le banc revit, on commence vraiment à y croire.

On met une pression défensive étouffante sur des Mulhousiens qui, pour la première fois, commencent à douter. Ils sont obligés de forcer un shoot… qui me retombe dans les mains.

Je pousse le ballon en avant, nous voici en transition… je suis face au panier… je m’arrête en première intention à 1 mètre derrière la ligne à trois points contre toute attente… FILET. Le banc explose, le coach de Mulhouse manque de lucidité : après mon deuxième panier primé, il aurait du demander temps mort… trop tard.

Trois paniers primés plus tard, Mulhouse doit faire la remise en jeu derrière leur panier et surtout faire face à notre euphorie. On coupe toutes les lignes de passe, impossible de remettre la balle en jeu, aucune solution en vue, le ballon est lancé “ave maria” vers le milieu de terrain, interception, mon ailier récupère le ballon, je le réclame immédiatement, pas d’hésitation…

Le ballon m’arrive dans les mains, je prends un dribble… 2 dribbles, 2 mètres derrière la ligne face au panier, première intention…”Let it fly”, le ballon s’envole, le temps s’arrête et les visages se figent. Tout est en “slow motion”… TCHAFF, le ballon brûle les mailles du filet. Explosion de la salle, même les fans de Mulhouse hurlent…

1 min 30 à jouer… On se retrouve à moins 1… Mulhouse est fébrile, on recule notre pression afin de ne pas prendre de faute bête. Le mal est fait, Mulhouse n’y croit plus et balbutie son basket. On récupère à nouveau le ballon, je monte la balle et passe à l’aile à mon ailier, il ne réfléchit pas, le ballon s’envole, je grince des dents, le ballon rentre dans le cercle, j’explose de joie.

Au final, après quelques lancers-francs, la messe est dite et la victoire bouclée. Je finis le match avec 18 points, tous dans les 4 dernières minutes de la rencontre, dont 12 en 1 min 30, sur 4 paniers primés d’affilée.

Joyeux anniversaire Angelo semblait-on me dire de là-haut. La main de dieu…

Après le match, mon coach me prend dans ses bras et me regarde sans dire un mot. Pas besoin de mots, on s’est compris immédiatement.

Je dois admettre que ce fut l’un des plus beaux moments de ma jeune carrière, un moment inoubliable.

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PS: la finale du lendemain après-midi ne fut qu’une formalité, avec une victoire de 30 points.

CDF-Team

Une équipe de potes avec un vrai coach

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Le test des 100 points

PL Take

Voici le grand retour du troisème volet du blog que je tenais sur BS pendant la saison passée. Au cours de mon année avec le Paris Levallois j’ai découvert un exercice de shoot que je trouve très sympathique. Bien que physiquement peu éprouvant au premier abord, il exige une concentration de tous les instants, car chaque shoot a son importance.

C’est un exercice aux règles très simples que les shooteurs avertis apprécieront sûrement, que ce soit sous forme de défit personnel ou de défit entre coéquipiers. Avis aux amateurs donc.

Le jeu est en 4 étapes:

Etape 1: On commence face au panier, derrière la ligne à trois points. On doit shooter 5 tirs qui valent chacun 3 points. (Un maximum de 15 points est donc possible)

Etape 2: On prend un pas d’un mètre en arrière, toujours face au panier. (le pas doit être équivalent à un bon mètre, sinon le test est faussé!) On shoote à nouveau 5 tirs qui cette fois-ci valent 6 points chacun, ce qui nous donne un total possible de 30 points pour l’étape 2 et 45 points depuis le début de l’exercice.

Etape 3: Cette étape est à mes yeux la plus critique (car elle vaut tellement chère!). On prend une fois de plus un pas d’un mètre en arrière, ce qui fait qu’on se retrouve au moins à deux mètres de la ligne à trois points. (Je sais que c’est loin, même très loin pour certains mais je donne des faits…le jeu est ainsi fait…) On shoote à nouveau 5 tirs qui cette fois-ci valent 9 points chacun. Tous les bons matheux sauront que ça donne un total de 45 points possible pour l’étape 3 et 90 points à ce stade du jeu.

Etape 4: Il nous manque 10 points… Rien de plus normal que d’aller chercher ces 10 petits points… sur la ligne des lancers-francs! On prend 10 lancers-francs qui valent chacun… 1 point.

Nous voici donc avec ce fameux total de 100 points. Après avoir accumulé au fur et à mesure les points, on fait le bilan…

Attention!! Cette dernière étape n’est pas à prendre à la légère car après avoir pris 15 tirs à des distances de plus en plus eloignées du cercle, il faut se réajuster pour des tirs qui ne nécessitent pas le même coup de poignet.

Je l’avais laissé de coté depuis la fin de saison dernière mais Ron Stewart (Directeur du centre de formation du Paris Levallois) m’a remotivé suite à une de nos conversations sur msn. Explication: Mon record perso (et record du PL) de 92 avait été battu par AD Vassallo il y a quelques semaines de cela… En conséquence, après la séance muscu du mardi matin (du 27 octobre 2009…) je suis allé à la salle et n’en suis pas parti avant d’avoir remis les pendules a l’heure. Verdict de la matinée: 97 et 95, tous deux records perso bien entendu. (Le 97 a été accompli avec 3 lancers-francs ratés!!! Honteux…j’imagine déjà la sanction si ma mère avait assisté à ça…une grosse tarte dans le crâne!!). Le tout devant témoin bien sûr.

Petite anecdote: Selon mes sources, Antoine Rigaudeau a fini le test avec 96 points…(par contre je ne sais pas s’il l’a fait lorsqu’il était dirigeant au Paris Levallois il y a deux ans, ou si c’était avant…Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais faire 96 quand on est à la retraite aurait quand même de l’allure …)

L’objectif cette saison est simple: le 100 et rien d’autre!!

J’espère que vous prendrez plaisir à vous essayer à ce jeu des 100 points. N’hésitez pas à poster vos scores en commentaires.

PS: bien que ça n’ait pour le moment pas de lien direct avec le test des 100 points, retrouvez moi sur youtube à l’occasion: http://www.youtube.com/threehearted

Merci d’avoir pris le temps de me lire à nouveau, c’est comme toujours très apprécié.

God bless

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L’EXIL COMME PLAN D’AVENIR

Ce soir j’ai décidé de m’atteler à l’approfondissement d’un blog que j’avais précédemment écrit en direct live du bus en direction de Nantes la saison passée avec le PL. (Un déplacement qui comptait pour la 9ème journée de championnat)

Après consultation de mes “conseillers techniques” de l’époque, la suggestion d’une transition axée sur les raisons de mon exil aux Etats-Unis avait fait l’unanimité.

(Je tiens à préciser que je garde un œil attentif aux demandes diverses qui me sont faites par l’intermédiaire des commentaires laissés sur mes blogs, ou des messages que je reçois sur facebook ou par email. Je prend également à coeur de répondre aux multiples questions qui me sont posées au fur et à mesure, tout en essayant de conserver un esprit de continuité avec le blog précédent).

Pourquoi donc partir aux Etats-Unis quand bien même un premier contrat professionnel me tend les bras à l’aube de mes 18 ans?
La grande majorité des amateurs de basket saute généralement sur l’occasion pour étaler leur théorie sur le rêve américain des jeunes talents hexagonaux, ce qui cache souvent la profondeur d’un choix risqué mais cependant judicieux….si et seulement si ce jeune talent s’exile avec un vrai plan d’avenir en tête (dans mon cas, l’obtention d’un diplôme universitaire).

La France et les Etats-Unis sont fondamentalement différents, que ce soit au niveau culturel, politique ou bien entendu juridique. Je ne suis pas là pour parler de mes préférences sur ces sujets, car j’apprécie tout autant mon héritage français que ma découverte de la culture américaine. Je tiens simplement à préciser que cette différence affichée entre les deux pays se traduit également sur un plan scolaire….

“Qu’y a t-il donc aux Etats-Unis qu’on ne trouve pas en France?” doivent se demander les irréductibles gaulois….
La réponse est simple…un système scolaire qui ne condamne pas les athlètes de haut niveau à faire un choix entre leurs études ou une potentielle carrière sportive.
(Cette histoire ne concerne donc pas les jeunes qui ont décidé d’abandonner les études à leur sortie du lycée…)

cap-and-gown-for-webAllier les études de haut niveau avec le sport de haut niveau? Les sceptiques demeurent… à juste titre d’ailleurs puisqu’il n’y a pas d’équivalent en France pour ce genre de système.

Voici donc la force d’un système universitaire américain qui permet à tout athlète, peu importe sa discipline, de suivre des études avec un plan à long terme aménagé selon les secteurs d’études et les disponibilités des uns et des autres.
Un système qui m’a permis d’obtenir un “bachelor de science” (équivalent à un “Masters I” m’a t-on dit) en business international tout en jouant au plus haut niveau universitaire dans des conditions super favorables, devant des salles pleines à craquer…(Prémices d’un futur blog?)

En France les institutions scolaires sont spécialisées et ne font aucune place aux loisirs ou à des activités annexes quelconques. Ne vous méprenez pas, je ne critique pas la qualité de l’enseignement prodigué dans les établissements universitaires français. Leur prestige est d’ailleurs mondialement connu. Ils ne sont simplement pas dotés des structures adéquates qui permettraient aux étudiants de vivre une expérience plus attrayante et surtout plus diverse.

Pour tous ceux qui ont envie de me parler de l’INSEP, je répondrai que c’est un exemple à suivre en France mais que c’est justement la SEULE institution en France qui ressemble un temps soit peu à ce qui pourrait se trouver aux Etats-Unis, et que malheureusement la prise en charge des athlètes s’arrête….au Lycée.
On en revient donc au même problème qu’à 18 ans, un jeune athlète français est obligé de choisir entre sa scolarité et sa carrière sportive. Les chances sont grandes que même ceux déterminés à tenter l’aventure d’allier les deux seront très probablement vite découragés.

- Petite parenthèse:
Aux Etats-Unis, un “student-athlete” (étudiant-athlète) est utilisé comme une vitrine alors qu’en France, un athlète n’a que peu d’opportunités d’exploiter ses qualités hors du terrain. C’est d’ailleurs pour ca que l’opinion publique a trop souvent une image péjorative de ces athlètes qu’elle considère unidimensionnels (à peu d’exceptions près…)

Comment dissocier l’indissociable? Pour moi études et basket sont restés indissociables aussi longtemps que possible. Il est incontestable que ma mère m’a fortement influencé dans ce choix là. À ma sortie du lycée (en 2002), après avoir obtenu mon bac ES, à deux doigts de la mention (foutue option éco….coefficient 7!!), le moment était venu pour moi de prendre la décision la plus importante de ma vie: allais-je débuter ma carrière professionnelle ou poursuivre des études universitaires de haut niveau?

Le basket était clairement mon choix, mais je n’étais pas satisfait de l’optique qu’offrait l’abandon de mes études. Une blessure est si vite arrivée (j’en ai eu la preuve flagrante lorsque je me suis déchiré l’épaule droite avant le début de mon année sophomore à Oregon State…lors d’une séance de shooting!!!!!!) et je considère que c’est important d’avoir un plan d’avenir, ce qui inclus l’après-basket….

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- L’entretien avec Jacques Monclar:

Je ne peux pas dire que je suis parti aux Etats-Unis sans avoir hésité à rester en France. Par exemple, pour ne citer que celui-là, très peu de temps avant mon départ j’ai eu un entretien avec Jacques Monclar, qui à l’époque était encore à la tête du Paris Basket Racing. Son argument fut simple: pourquoi partir aux Etats-Unis pour jouer en High School, alors que tu peux intégrer immédiatement le monde professionnel?
L’argument était solide et prêtait à réflexion.

- La réponse aux hésitations:

Plus tôt pendant cette fameuse année charnière du Bac, ma mère et moi parlions à un des joueurs de l’équipe professionnelle de Poissy (mon club de toujours, encore en Pro B à cette époque) après un match de championnat. Au cours de la conversation, ma mère pose une question très simple et pourtant très importante à ce joueur: que feras-tu de ta vie après le basket?
En observant l’expression du visage figé du joueur, je ressentis le malaise du bonhomme qui ne trouva rien à répondre.
C’est à ce moment que je me suis promis de ne jamais me retrouver dans cette position d’incertitude et de dépendance visible au basket.

Mon départ pour les Etats-Unis était devenu inévitable…

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Maintenant je profite de cette opportunité pour apporter des éléments de réponse supplémentaires à tous les jeunes joueurs qui me sollicitent sur facebook afin d’en savoir plus sur les démarches pour partir aux États-Unis:

Je suis parti par l’intermédiaire d’un des programmes d’échange d’étudiants sur la liste officielle du consulat américain. C’est un processus qui peut prendre plus d’un an pour tout mettre en place, mais puisque j’avais déjà une famille américaine prête a m’acceuillir, j’ai pu accélérer les choses. Pour ce qui est du nom du programme, je ne m’en souviens pas du tout par contre, mais la liste est longue, ce ne sont pas les programmes qui manquent.

La première chose que je cherche à savoir quand on me sollicite au sujet des États-Unis, c’est le motif d’un potentiel départ. La plupart des jeunes se laissent berner par le rêve américain en ne se concentrant que sur l’aspect sportif de l’expérience. Je doute que la majorité de ces jeunes ont vraiment conscience des obligations scolaires qui les attendent s’ils arrivent à partir. Ce n’est pas forcément que le niveau scolaire est plus élevé à l’etranger, loin de là. C’est surtout qu’en France l’école et les clubs sportifs sont deux entités complétement séparées (sauf UNSS…) et que les résultats scolaires obtenus par un jeune écolier n’ont aucunes conséquences sur sa pratique du sport en compétition (En d’autres termes, à moins d’etre puni par ses parents, un jeune joueur ne serait pas privé de compétition le weekend à cause de ses mauvais résultats scolaires…).

Ce qui n’est pas le cas aux États-Unis les diverses équipes sportives sont engagées en compétition par l’intermédiaire des institutions scolaires… qui imposent à tous ses “student-athletes” de conserver des notes au dessus de la moyenne tout au long de l’année, au risque de se voir suspendre de compétition.

En ajoutant à cela la barrière de la langue..

Il est ainsi primordial qu’un jeune ait conscience des différences multiples qui existent entre le sytème français et le système américain, et donc de l’importance qu’accordent les américains à la réussite scolaire alliée au sport.

Ceci pourrait lui permettre de vivre une experience aboutie et de ne pas se retrouver à revenir en France aussi vite qu’il en est parti…

Merci à tous d’avoir pris le temps de lire mon blog.
God bless

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Émission Radio “Carrément Basket” du 14 oct 2009

Retrouvez avec ce lien mon passage dans l’émission radio “Carrément basket” de Frédéric Schweickert sur RTL – L’équipe avec un focus sur St. Vallier (> Se référer au dernier quart d’heure de l’émission).

Merci à Frédéric Schweickert et à ses consultants de l’équipe pour leur sollicitation.

Merci aussi à l’administrateur de la page facebook du SVBD à qui décidemment rien n’échappe, et c’est tant mieux!!

http://www.zshare.net/audio/669338403b676605/

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Qui suis-je? Et pourquoi écrire un blog?

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Je profite de mon retour sur Basketsession pour me présenter aux nouveaux lecteurs qui ne me connaissent pas encore, et par là même faire un petit clin d’oeil à mes anciens lecteurs.

Premier sujet d’écriture donc ou plutôt première question… Pourquoi écrire un blog?
La réponse est généralement souillée d’une certaine coquetterie, car je pense qu’il est toujours plus simple de prendre la pose une fois que l’on est plus ou moins reconnu. De mon coté, je n’ai pas la prétention d’être reconnu (du moins pas encore sur le territoire français), car en soit ce n’est pas a moi d’établir ce fait.

Je pense que cette idée de blog m’est venue à l’esprit après les multiples requêtes que j’ai reçues depuis mon retour en France. Le discours qui m’a été tenu est simple: “tu as une histoire atypique qui mérite d’être partagée”. J’en profite d’ailleurs pour remercier Basketsession (spécialement Syra Sylla et Florent Bodin) pour cette opportunité de participer à la vie du site.

Au début je dois admettre que je n’étais pas spécialement motivé pour m’investir dans l’écriture d’un blog: je ne fais jamais les choses à moitié, et l’écriture d’un blog n’est pas à prendre à la légère. Apres mure réflexion, j’ai décidé d’utiliser mon manque certain de timidité et mon aisance à communiquer pour vous proposer je l’espère un blog unique et innovant. Il s’avère que j’ai renoncé à me limiter dans mes sujets de discussion, donc ne soyez pas surpris si à tout moment je commence à discuter d’un sujet totalement inattendu, bien que le basket restera quoiqu’il arrive mon sujet principal.

Il est maintenant l’heure de procéder à une présentation plus traditionnelle du personnage qui se livre à vous en ce moment même. Qui suis-je donc?
Né Angelo C. Tsagarakis à Mantes la Jolie (78) le 3 Juin 1984…….hmm….trop traditionnel peut-être. Disons simplement que je suis un basketteur pro français (sans oublier mon héritage grec), qui est encore inconnu du grand public après s’être expatrié pendant 6 ans aux Etats-Unis.
Mon parcours est particulièrement atypique: après l’obtention de mon Bac ES en 2002, j’ai décidé de quitter la France et mon club de toujours, Poissy, afin de poursuivre le rêve américain alors même que j’avais 2 offres concrètes en pro A (à Nancy tout d’abord sous la tutelle de Sylvain Lautié et à Paris sous les ordres de Jacques Monclar). Je suis donc parti intégré une high school au nord de San Francisco sous le nom de Casa Grande. Pendant une année fructueuse en succès individuels et collectifs, j’ai eu l’honneur d’être courtisé par une belle palette de facs américaines de renom. Malheureusement, il fallait bien trancher à un moment ou un autre et il fut difficile de choisir entre les Universités de Washington, Utah, Cal Berkeley, Colorado State, Gonzaga et Oregon State pour ne citer que les plus connues. Mon choix final s’avérait être Oregon State University, et le prestige de jouer au sein de la fameuse conférence Pacific 10, la conférence la plus relevée en NCAA (du moins depuis 2004). Quatre ans plus tard, après avoir enchainé une saison freshman mémorable, une blessure grave l’année suivante à l’épaule et les autres 2 années à me morfondre sur le banc, je décide de reprendre mon destin en main et de transférer dans une bonne fac de division 2, à Cal Poly Pomona au sud de Los Angeles. Il m’était nécessaire de retrouver le plaisir de jouer et de redevenir moi même sur un terrain de basket.
Après une saison universitaire “senior” (dernière année pour les incultes…lol) plus à l’image de mes capacités et de mes attentes, il était finalement temps pour moi de retraverser l’atlantique pour pouvoir concrétiser une belle opportunité de faire le métier qui me correspond si bien, celui de basketteur professionnel.

Parallèlement au basket, je n’ai bien entendu pas chômé au niveau scolaire (ce qui était le but primaire de ma démarche) et je reviens d’Oregon State sur ma terre natale, diplômé, avec un bachelor de science en business international.
Je suis donc revenu en France en avril 2008 sans attente immédiate de contrat professionnel. Il était question au début de me réintégrer progressivement en Europe tout en prenant contact avec le monde professionnel français. C’est donc dans cette optique que je suis parti m’entrainer avec Bourg en Bresse qui était encore à cette période en position favorable pour remonter en pro A.
Les quelques sessions d’entrainement avec l’équipe ont suffit à séduire le coach Jean-Michel Sénégal qui m’a proposé de poursuivre l’expérience en tant que pigiste médical afin de remplacer Raphael Desroses (meilleur marqueur de l’équipe) jusqu’a la fin de saison et donc d’intégrer officiellement l’équipe pour des playoffs de pro B à gros enjeux. Le pari était risqué mais en valait la chandelle: il n’y avait rien de mieux pour marquer les esprits que de revenir en France et immédiatement faire bonne figure au sein d’une équipe compétitive, bien en place depuis le début d’année.
Le pari fut réussit puisque je conclus les playoffs à 10 points de moyenne en moins de 20 minutes de temps de jeu. Dans la foulée d’un début prometteur dans le monde professionnel, j’ai signé en faveur du Paris-Levallois pour un an. Le nouveau challenge était de confirmer les bonnes dispositions montrées pendant les playoffs 2008 et d’aider le “PL” à remonter vers l’élite nationale (Une élite que le club avait quitté après seulement 1 an en Pro A). Un challenge à la hauteur de mes ambitions.

Cette saison passée au Paris-Levallois m’a apporté autant de réussite collective que de frustration individuelle, avec en point d’orgue un bilan de 28 victoires pour seulement 6 défaites et une remontée en Pro A acquise avec maitrise et conviction. Je pense d’ailleurs que cette saison mémorable et riche en émotions mérite que je lui consacre un peu de temps…chose que je ferai probablement plus tard.

Cette saison je me suis engagé avec le petit poucet du basket professionnel français, le Saint Vallier Basket Drome, avec la ferme intention de mettre derrière moi une saison mitigée, et d’aider Saint Vallier a non seulement assurer son maintien en Pro B le plus rapidement possible mais également à viser plus haut si affinité. Affaire à suivre en perspective…

Merci à tous d’avoir pris le temps de lire mon introduction pour ce blog. J’espère qu’elle vous aidera à cerner un peu mieux mon personnage. En tout cas, je serai très bientôt de retour.

En attendant, portez vous bien

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Une pensée pour Jonathan Bourhis

Ce soir j’ai une pensée pour Jonathan Bourhis, jeune espoir du basket français, mort ce matin dans un accident de voiture à seulement 19 ans.
J’ai eu l’opportunité avec le Paris Levallois au cours de la saison passée de jouer contre le gamin. Nous avions disputé deux matchs amicaux contre l’équipe de France des moins de 19 au cours de leur préparation pour les championnats du monde de la catégorie qui se sont déroulés en Australie cet été.

Une triste nouvelle pour le basket français…

Je tenais a présenter mes sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

(8/11/2009) >

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